Le Puy du fou® met un point d’orgue à équiper le parc de défibrillateurs

January 22, 2018


puy-du-fou-le-bal-des-oiseaux-fantomes

50 000 personnes sont victimes d’arrêt cardiaque soudain (ACS) chaque année en France et certaines entreprises ou organisations ont mis un point d’orgue à équiper leur site de défibrillateurs automatisés externes (DAE) afin de répondre rapidement à un ACS et à donner les meilleures chances de survie aux victimes. Le Puy du Fou en Vendée, fait partie de ces entreprises. Nous avons rencontré Johann Bonneau, le coordinateur sécurité au sein du Puy du Fou afin de nous parler du programme d’installation de DAE au sein du parc.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur le Puy du Fou ?
Le Puy du fou a enregistré un nouveau record en 2017 : 2,260 millions de visiteurs ! C’est 55 hectares accessibles au public. Le parc est ouvert d’avril jusqu’à fin septembre, mais en 2018, il sera ouvert d’avril jusqu’à novembre.

Quel est votre rôle au sein du parc ?
Je coordonne la sécurité au sein du parc, je suis en charge de l’équipe de secours. Je suis le seul permanent de l’équipe de secours. Les autres personnes au sein de l’équipe sont saisonniers, ayant obtenu le PS2 ou étant pompier volontaire.

 

puy-du-fou-defibrillateur1Pourquoi avez-vous acquis des défibrillateurs ?
Lorsqu’on voit les statistiques en France sur l’arrêt cardiaque soudain (ACS) et que l’on sait que l’ACS frappe n’importe qui, à n’importe quel moment, on se doit de protéger les visiteurs qui viennent au parc. Nous avons des millions de visiteurs chaque année, notre devoir est de mettre tout en œuvre pour assurer leur sécurité.

De plus, le site dépend du SMUR de Cholet et avec toutes les urgences auxquelles ils sont confrontés, il leur faut parfois entre 15 et 20 minutes pour se rendre sur place, ce qui est trop long en cas d’ACS. Les pompiers peuvent également mettre du temps pour arriver sur les lieux d’intervention. On sait qu’en cas d’ACS, chaque minute passée sans défibrillation diminue les chances de survie de 10% par minute. Chaque minute compte donc pour nous, il est important d’avoir un service médical présent sur le site et il est indispensable d’avoir des défibrillateurs à disposition.

 

puy-du-fou-le-signe-du-triomphe

Combien avez-vous de DAE ?
Il y a plus de 10 ans, nous avons commencé à nous équiper de défibrillateurs. Nous en avions quelques-uns. Nous avons vu une évolution en termes techniques des défibrillateurs. Nous avons acquis plusieurs DAE depuis et nous avons actuellement 15 DAE de la marque Powerheart de Cardiac Science répartis sous tout le site. Nous avons 13 Powerheart G5 et 2 Powerheart G3 entièrement automatiques. Nous faisons l’acquisition de 2 ou 3 DAE chaque année. Nous avons acquis notre premier défibrillateur Cardiac Science en 2001, c’était un Powerheart G3. Depuis, nous faisons confiance à Cardiac Science.

Les défibrillateurs sont-ils accessibles au public ?
Pour l’instant, ce sont les secouristes qui utilisent les DAE. Nous avons une chaîne de secours mise en place en interne en cas d’urgence. Mais nous avons 2 DAE accessibles au public en 2017 et nous souhaitons que des DAE supplémentaires soient à disposition du grand public en 2018 dans les chemins et allées du parc afin de gagner en efficacité. Nous allons en installer 5 ou 6 dès l’été prochain. C’est une mission qui nous tient à cœur.

Quels sont vos critères pour le choix de défibrillateurs ?
Il faut qu’ils soient solides. En effet, le Puy du Fou est un parc à thèmes avec du sable, différents ambiances et environnements, il faut que le défibrillateur ne craigne pas les chocs. De plus, il faut qu’il soit facile d’utilisation. Il faut que nous puissions rapidement obtenir les données d’intervention (temps de délivrance de chocs, tracé de l’ECG…) pour les transmettre au SAMU qui nous les demande.

puy-du-fou-le-secret-de-la-lance

Les personnes travaillant au Puy du Fou sont-elles formées à l’utilisation des DAE ?
Bien qu’il y ait une équipe de secours sur le site du Puy du Fou, nous tenons à former les personnes qui travaillent de manière permanente sur le site. En effet, lorsque le site ferme au public, des personnes travaillent à l’animalerie, aux écuries, dans l’administratif. Nous nous devons de former ces personnes à l’utilisation des défibrillateurs en cas d’urgence. Nous formons 10 à 15 personnes par an.

L’été, le Puy du Fou recrute 1500 saisonniers. Certains d’entre eux reçoivent une formation aux premiers secours. Certains d’entre eux sont agents de sécurité/incendie et ils ont un devoir obligatoire d’assistance à la personne, ils sont donc formés à l’utilisation de défibrillateurs.

Les gardiens du site et les réceptionnistes de nos hôtels au sein du site sont également formés à l’utilisation des DAE.

En 2018, 24 sauveteurs-secouristes au travail (SST) seront formés aux DAE.

À votre connaissance, combien y at-il eu d’arrêts cardiaque soudain au Puy du Fou ?
Je n’ai pas les chiffres en tête mais mais en 2017, 2 personnes victimes d’ACS ont été prises en charge : une à l’extérieur du site et une à l’intérieur du parc. Nous avons utilisé un défibrillateur les deux fois, les deux victimes ont été sauvées. Quand on dit que l’ACS peut frapper n’importe qui, même quelqu’un en bonne santé, c’est totalement vrai, une des victimes avait 40 ans lors de l’intervention.

Avez-vous revu des victimes ?
Oui et c’est souvent un grand moment d’émotion.
À la fin de la saison cette année, une personne victime d’un arrêt cardiaque quelques mois plus tôt est revenue sur le site pour nous remercier. C’était très émouvant.

Nous suivons en tous cas l’état des victimes après l’arrêt cardiaque. En effet, lorsqu’il y a un ACS au Puy du Fou, notre service médical est prévenu et vient sur les lieux de l’intervention. Quand les équipes de secours arrivent (SAMU, pompiers…), ils ont en lien direct avec eux et cela permet d’obtenir un suivi après l’ACS.

Êtes-vous satisfaits des produits de Cardiac Science ?
Je recommande vivement ces défibrillateurs qui peuvent sauver des vies. Ils sont très solides, très faciles d’utilisation, les électrodes sont très faciles à poser. On peut récupérer les données de l’intervention très facilement, tout est détaillé (l’intensité du choc, analyse du rythme cardiaque, intensité du choc, le massage cardiaque…).

crédits photo : Johann Bonneau (photo 1-3-4) et Puy du Fou (photo 2)

Be Sociable, Share!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *